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Chapitre 1 : Du concours à l’urbex

PARTIR A L’AVENTURE POUR UNE PHOTO

Quel photographe n’a jamais voulu mesurer ou montrer son « talent » aux autres ? Le meilleur moyen pour cela étant les très nombreux concours photos organisés partout en France tout au long de l’année. Je m’étais justement arrêté sur un concours mise en place par la ville de Belfort avec comme thématique « Art et industrie ». J’ai pris quelques jours pour cogité, puis je me suis souvenu que vivant à ce moment la à Besançon, il y avait une usine désaffectée, la Rhodia. J’avais la partie « industrie », il ne me manquait plus que « l’art ». J’ai eu l’idée d’emporter mon fond de studio avec les supports et les flash, et de prendre le tout au sein de l’usine. Mais en premier lieu il convenait de savoir si je pouvais y accéder. Je suis donc partis en repérage autour des murs d’enceinte, ou j’y ai découvert un passage. Fier de cette découverte, j’ai organisé alors une expédition « Urbex » avec ma compagne.

Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est de l’Urbex, c’est le mot abrégé pour « exploration urbaine ». Il s’agit d’aller visiter des lieux abandonnées avec des règles très strictes de sécurité et surtout de respect. En effet, déjà c’est un acte plus ou moins illégal, et surtout c’est une visite, ça n’a donc pas pour but de récupérer des objets là-bas ou de dégrader quoi que ce soit.

JOUR DE L’EXPÉDITION

Je me suis donc équipé de tout mon matériel studio, de mon appareil photo, d’une corde et de mon assistante, et nous sommes parti en direction de l’usine. Arrivé face au mur, il pleuvait des cordes, le sol était boueux, on devait escalader un mur de 3 mètres et amener tout le matériel avec nous. Nous avons ensuite pénétrée l’usine a travers un chemin et une fenêtre volontairement laissée ouverte, comme pour faciliter l’accès a certains « visiteurs ». A l’intérieur de l’usine, tout nos sens étaient en alertes, la pluie martelait les carreaux sales et la tôle pliée, on parlait a voix basse, et le moindre bruit suspect nous immobilisaient quelques secondes, de peur de rencontrer d’autres personnes. On se décida enfin à installer le matériel et j’ai commencé à prendre ma photo :

Apres cette prise de vue, nous avons décidé de visiter un peu le reste de l’usine, rassuré de n’avoir croisé personne jusque la. Cette fascination de découvrir et deviner la vie qui avait été présente des années auparavant, me confortait dans l’idée que nous avions bien fait de venir.

Arrêté par plusieurs portes closes, nous sommes repartis non sans mal en sautant du haut du mur, pour dire adieu à cette usine.

J’ai donc proposé ma photo au concours photo, et après l’attente des sélections, j’ai terminé à la 15eme place sur 100, ce qui est une belle fierté. Les 30 meilleurs photos étaient exposées un mois sur les grilles de la préfecture de Belfort, et c’est une grande satisfaction de voir tout ce travail et cette aventure présenté à la vue de tous.

Je suis très fier d’avoir eu cette recherche/volonté artistique, avoir une idée, un projet et réussir a le concrétiser est extrêmement satisfaisant.  je vous invite à en faire de même, et aussi a ne pas être trop exigeant avec votre travail.

Voila, je vous souhaite une bonne journée, et a bientôt pour une prochaine photo’story !

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2 Comments

  1. Yosune de la Guerra 24 septembre 2018

    Une belle histoire…
    Merci ! 🙂

  2. Bellule 25 septembre 2018

    Super, vivement la prochaine Photo Story !

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